Le mystère des méridiens

Il existe des thèmes récurrents parmi les sujets de recherche sur la chouette d’or. La problématique des méridiens revient régulièrement.

Les méridiennes présentes dans de nombreuses églises des villes ou des villages d’Europe permettaient de donner précisément l’heure locale du midi solaire. Le méridien de Bourges entre dans cette catégorie et date de 1757 (meri-dies, milieu du jour).

Le méridien de Saint Sulpice est né d’un instrument astronomique particulier, le gnomon, installé à l’église Saint Sulpice de Paris. Son objectif était de déterminer l’équinoxe de mars et ainsi, la date exacte de Pâques. En effet, cette fête chrétienne qui commémore la Résurrection du Christ, doit être célébrée le dimanche suivant la première pleine lune, après l’équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril. Cette ligne particulière faite de laiton et que l’on nomme aussi « Ligne Rose » ou « Rose Line » a donc un rapport étroit avec la résurrection de Jésus. En langage des oiseaux, ce Méridien, du fait de sa couleur cuivrée et rouge a donné aussi le nom de « Roux Sillon » (Languedoc Roussillon), et si vous poussez le bouchon un peu plus loin vous débarquez dans l’univers de Dan Brown et vous en prenez pour 2000 ans …

L’Observatoire de Paris fut orienté avec une grande précision le 21 juin 1667, jour du solstice d’été. Ce jour, les mathématiciens de l’Académie tracèrent sur le terrain, à l’emplacement actuel du bâtiment, le méridien nécessaire à l’implantation exacte de l’édifice. La ligne ainsi définie sera désormais le Méridien de Paris et le méridien origine pour la France.
En 1718, le tracé de la méridienne fut achevé grâce à Jean-Dominique Cassini (1625-1712), premier directeur de l’Observatoire, à son fils Jacques Cassini (1677-1756), et à Philippe de la Hire (1640-1718).
Le méridien sera remesuré de 1792 à 1798 par Jean Baptiste Delambre et Pierre Méchain, afin de déterminer la longueur exacte du mètre. Ils furent envoyés l’un à Dunkerque et l’autre à Barcelone pour mesurer la longueur d’un arc du méridien. Ils utilisèrent une technique de triangulation basée sur des mesures d’angle à partir de points et de repères situés sur les hauteurs de part et d’autre de la Méridienne. Leurs travaux furent présentés le 3 juillet 1799, après 7 ans de mesures de la longueur de la Méridienne. Ce sera le mètre étalon.

en 1884, une convention internationale décida sous la forte pression des Britanniques d’un nouveau méridien. Ce sera définitivement celui de Greenwich (littéralement « sorcière verte »). C’est donc en 1891 pour les besoins de la navigation internationale que ce nouveau méridien devint la référence géodésique mondiale et servi à calculer les positions et le temps universel.

En hommage a cette référence perdue, une matérialisation à Paris de cette ligne fut entreprise en 1986 par la pose de 135 médaillons « Arago ». C’est en novembre 2000 que l’idée d’une méridienne verte basée sur le méridien de Paris est proposée par un tracé fait d’arbres aux « essences de longue vie, celles que l’on dit millénaires : chênes dans le Nord, oliviers dans le Midi, espèces d’altitude dans la traversée du Massif Central et les Pyrénées ».

Les implications dans notre chasse :

  • Le fond de carte utilisé par Michelin est une projection de Bonne.
    Cette projection a été proposée vers 1780 par Rigobert Bonne. Elle a été utilisée en France vers 1800 pour les cartes dites « d’État-Major » au 1/80 000 (pour lesquelles le parallèle origine était donc le 45e nord, et le méridien d’origine celui de Paris ; L’intersection se trouve dans la commune d’Ayrens, Cantal).
    Dans cette projection, le méridien central est une droite le long de laquelle on développe ce méridien à l’échelle. Les autres méridiens sont courbes et il ne s’agit donc pas d’une véritable projection conique.
  • La rose line est hors jeu du fait de sa connotation religieuse, templière, voir même ésotérique.
  • Le Méridien de Greenwich est sans doute présent dans le jeu, plusieurs allusions possible :
    - La verticale formée par le bec du coq peut se superposer à une ligne joignant Villers-sur mer a Luz saint sauveur (une lumière possible qui plaisait bien a Victor Hugo).
    - Cirque de Gavarnie proche de Luz saint sauveur où on retrouve la brèche de Roland.
    - L’allusion au devin (2°20) écart angulaire approximatif des 2 méridiens.
    - La notion de temps universel (UT) qui entre en résonance avec la note UT.
  • Le méridien de Bourges est à l’est du méridien de Paris (4km). Mais Max nous dit que nous ne sommes pas dans un exercice d’expert, l’approximation est donc valable. Plusieurs allusions possibles :
    - Une IS nous expliquant que pour trouver la ligne de mire l’ouverture est le bon guidon (la mire du parc Montsouris contemporaine de Napoléon, servait à calibrer l’alignement nord-sud d’une lunette méridienne qui n’était pas placée exactement sur le méridien, mais installée dans l’aile est de l’Observatoire de Paris.
    - Le visuel de la 780 évoque l’épopée de la méridienne, jusqu’à la boussole qui évoque les médaillons d’Arago.
    - …
    parcmontsourismire.jpg meridienbourges.jpg


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