MYSTERE DANS LES LABOURS

ce «roman à 1000 mains» fut rédigé par 13 Internautes Cisteurs (dont David Gille) sur le forum Divertissement de Newforez entre octobre 2007 et septembre 2008.

Mystère dans les Labours raconte les tribulations des habitants de St Marcelin-sur-Poulaire, petite commune du Poulairois, qui, comme chacun le sait, se situe juste au centre de la région du Grimouillirois. Les Marcepoulairois sont sexistes, misogynes, cyniques, méchants, xénophobes, violents et surtout, ivrognes à un niveau olympique.

Voici un lien :
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/180476789542988060/MYSTEREDANSLESLABOURSWEBNEW.pdf

Voici un extrait qui me semble pouvoir être attribué a DG, alias MV, alias Regis Hauser, où il est démontré que notre homme savait rire de tout :

- Si on allait faire un tour sur l’un de ces trucs ? fit Pichon en désignant des pédalos.
- Bonne idée, ça nous fera de l’exercice.
Sous l’oeil effaré du loueur, ils se chamaillèrent pour savoir qui serait le capitaine et tiendrait le gouvernail. Ils jouèrent ça à pile ou face, et c’est Chambier qui l’emporta. Ils prirent place dans l’esquif et longèrent le rivage, là où c’est interdit. Le flotteur droit de leur engin assomma un baigneur qui faillit se noyer. Puis ils mirent le cap au large, pendant que Yolande se faisait trois nouvelles amies, localement connues sous le nom charmant «Les Trois Grasses», avec lesquelles elle dégusta une glace (avec un petit parasol dessus) et des beignets.
Pichon et Chambier dépassèrent largement la demi-heure qu’ils avaient payée. Ils se trouvaient à plus d’un kilomètre du rivage, chahutés par la houle, là où l’anse de Chalamond-les-Flots ne les protégeait plus.
- Octod’jus ! fit Pichon. Ça remue !
- Evite de gerber, moussaillon : ça attire les requins… Allez, demi-tour, on rentre.

C’est à cet instant précis que la chaîne du pédalier cassa et coula. Ils pédalèrent dans le vide pendant quelques secondes :
- Tiens, ça devient moins fatiguant soudain, fit Chambier, ravi, en tirant une bouffée de sa pipe.
Pichon, qui, en sa qualité d’ancien maréchal-ferrant, avait quelques notions de mécanique, doucha son enthousiasme :
- Non, vieux gars : on est dans le sirop : la chaîne vient de casser ! On ne peut plus avancer ni reculer… Qu’est-ce que tu décides ?
- Moi ?… Pourquoi devrais-je décider quelque chose ?
- Tu es le capitaine, non ?… Alors réfléchis et trouve une solution. Mais grouille, mon cadet : le courant nous emporte au large…
- Ben au moins si on coule, on mourra plus intelligents puisqu’y paraît que dans le fond on n’est pas si bêtes… hasarda Chambier dans un sursaut d’humour des plus inattendus.
- Octod’jus ! ajouta-t-il, barre à bâbord, le vent se lève !
Ernest se pencha sur le bord, redressant le frêle esquif, mais ne put lutter contre le courant qui les éloignait de la côte. Ils laissèrent la nef dériver au large non sans pester contre cette cochonnerie de mistral qui soufflait comme un boeuf. Ils filaient, filaient…
En début d’après-midi ils avaient bien parcouru une dizaines de milles, et se retrouvaient seuls et perdus dans l’immensité bleue. Le vent était retombé et ils n’avaient plus aucun repère.

- Bon sang de bonsoir, mais où sommes-nous ? pesta Gaston que la balade avait rendu nerveux et qui tenait à bout de bras son t-shirt pour qu’on puisse les repérer.
- J’en sais fichtre rien mon Gaston, dit Ernest avec un retour d’affection pour son vieux compagnon, mais je crois bien qu’on est perdus. Il n’y a plus une terre à l’horizon, et sans cette foutue chaîne on n’ira pas loin.
Ils cuisaient sous le soleil et n’avaient aucun moyen de s’en protéger. Ils trempèrent leurs jambes dans l’eau, chacun de son côté et tentèrent de faire avancer l’embarcation. Rien n’y fit, elle était bel et bien encalminée.

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